Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange
Résumé:
Cette bande dessinée revient sur la jeunesse de Simone de Beauvoir, depuis ses trois ans jusqu’à sa rencontre avec Jean-Paul Sartre. Beauvoir naît au sein d’une famille bourgeoise, dans laquelle elle se sent toujours à l’étroit. Les carcans et les conventions sociales l’étouffent, et elle pique régulièrement des colères monstrueuses. Beauvoir s’entend très mal avec sa mère, qui est très envahissante ; cependant, elle se rend compte en grandissant que celle-ci n’est pas épanouie dans un rôle d’épouse qui s’apparente bien trop à un asservissement. Sa rencontre avec Zaza, une jeune fille un peu sauvage qui lui ressemble, est comme une bouffée d’air frais pour Beauvoir. Cependant, son amie lui est arrachée brutalement en 1929. C’est grâce aux livres que la jeune Simone parvient à s’échapper et à s’émanciper : déjà toute petite, c’est une lectrice vorace, bien décidée à devenir écrivaine. Son refus de se comporter en jeune fille rangée lui attire les foudres de ses parents, qui ne voient pas d’un bon œil le fait qu’elle passe le baccalauréat et l’agrégation. Ils insistent pour que leur fille fasse un bon mariage, mais elle s’y refuse. Beauvoir rêve pourtant de trouver l’amour et de rencontrer un homme qui la traiterait comme une égale. Elle tombe amoureuse de Jean-Paul Sartre, qui partage son désir de liberté, et devient professeure : au prix d’une rupture avec ses parents, Beauvoir conquiert enfin l’autonomie dont elle rêvait depuis toujours.
Publié par: Université Sorbonne Paris Nord

Commentaire:
L’ouvrage est une bande dessinée en noir et blanc, divisée en neuf chapitres qui retracent les étapes importantes de la jeunesse de Simone de Beauvoir. Le découpage donne du rythme au récit, chaque chapitre illustrant la progression de sa réflexion féministe. En se focalisant sur la jeunesse de l’écrivaine, Sophie Carquain s’attache à décrire une période de sa vie qui est peut-être moins connue du grand public, et donne une teinte plus intime à la biographie d’une femme que l’on croit connaître. La narration est soignée et met en évidence les préjugés d’une époque contre lesquels se bat la future philosophe, romancière et essayiste. Le dessin est plaisant et illustre avec pertinence le contenu du récit.